| L'Ile oubliée
C'est mon premier roman, écrit quand j'avais entre douze et treize ans. Il s'en est vendu 800 exemplaires et il est maintenant épuisé.
Résumé
Dans un pays caché entre les flots, peuplé de sorciers, la magie
s'éteint lentement. Mathéa, une jeune fille qui ignore encore ses dons, vit sur cette
terre oubliée. Une révélation va bouleverser son destin. Elle apprendra la vérité sur l'Ile et sur les périls qui la menacent.
Saura-t-elle sauver cette terre enchantée ?
De sortilèges en secrets, d'ombre en lumière, de sourires en
souffrances, suivez Mathéa dans un monde de magie et de mystère.
Extraits
Le début de l'histoire
Mathéa soupira. Ici, sur l'île d'Oïro, l'Ile des sorciers, comme on la nomme parfois dans les plus anciennes légendes, chacun possédait des pouvoirs magiques... Chacun... Ou presque! Il arrivait que certains naissent sans pouvoirs. Bien sûr, c'était très rare. Malheureusement, Mathéa était l'une de ces exceptions : il n'y avait en elle aucune magie. Pour elle, c'était une véritable malédiction. Sans pouvoirs, on était toujours mis à l'écart. Non pas qu'on la méprisât ou la considérât comme une "personne peu fréquentable", mais elle était simplement différente. Dès son plus jeune âge, elle n'avait pu jouer aux mêmes jeux que ses camarades: les fillettes animaient leurs poupées, les parant de robes féeriques; les garçons envoyaient au combat des armées de soldats de plomb et des avions de papier. Autant de choses qu'on ne pouvait faire sans magie.
Mathéa ferma les yeux. Elle avait pensé à ça des milliers de fois. La seule chose pour laquelle elle était vraiment douée, c'était faire pousser les plantes. Elle avait toujours su combien leur donner d'eau, elle leur parlait. La jeune fille y prenait beaucoup de plaisir, mais cela ne la consolait pas du fait qu'elle n'eût pas de pouvoirs magiques.
Livre 1 - La Magie perdue p.38
Une chevelure rousse qui tombait en cascade sur ses épaules, un regard gris mélancolique, une silhouette longue et mince, une peau aux reflets de miel. Comment une fille d'apparence si banale pouvait-elle posséder tant de pouvoirs ?
Livre 1 - La Magie perdue p.51
A leurs pieds s'étendait une vallée à demi sauvage, envahie par une végétation luxuriante qui s'épanouissait autour de rivières d'un bleu transparent. Il agissait en ce lieu comme un charme secret, une beauté ensorcelante, magique et mystérieuse.
- C'est si différent de ce que je connaissais d'Oïro, murmura-t-elle enfin pour elle-même.
- Ce n'est pas Oïro, répondit le sorcier qui avait entendu.
- Comment ça ? Ce ne peut tout de même pas être le Monde Alentour !
- Ce n'est ni Oïro ni le Monde Alentour. (...) Autrefois, toute l'Ile ressemblait à cette vallée. Elle a changé de nom et d'apparence il y a environ trente ans. Je vais te raconter une longue histoire, alors ne m'interromps pas.
Livre 2 - La dernière Larme p.159
Mathéa se réveilla soudainement. Le lit de camp était dur sous son dos et les respirations de ses camarades de chambre endormis sifflaient doucement dans l'air. Pourtant, un mauvais pressentiment l'oppressait. Elle se leva silencieusement et quitta la pièce. Ses pieds étaient nus et elle était vêtue d'une longue chemise blanche. La nuit pâlissait au dehors. Mathéa avança, ouvrit la porte et sortit. Elle ne sentit pas la neige glacée sous ses pas, ni les gifles glaciales du vent. Son inquiétude grandissait et une sourde angoisse accélérait les battements de son cour. Elle ferma les yeux, vit les fils et les couleurs qui composaient l'endroit où elle était, les tissa et les mélangea. Autour d'elle se créa un autre lieu et lorsque Mathéa rouvrit les yeux, elle était ailleurs. Le poste de garde où elle se trouvait désormais était perché sur une colline escarpée. C'était de là qu'ils surveillaient les agissements de l'ennemi. Le silence qui régnait sur l'endroit était étouffant. Elle avança lentement dans la neige. Où étaient les sorciers chargés de monter la garde ? Mathéa fit encore un pas puis se figea. Elle tremblait, mais ce n'était pas de froid. Peu lui importaient l'air glacial qui transperçait sa fine chemise, la neige sous ses pieds nus. Devant elle s'étendait une plaine blanche et vide. Le campement des ennemis avait disparu. Les armées sombres avaient commencé leur attaque.
Livre 2 - La dernière Larme p.246
(... ) elle avait terriblement changé durant le temps passé sur le champ de bataille. De sa grâce aérienne, irréelle, il ne restait rien. Une beauté différente, bien plus forte, plus dure, plus noire l'avait remplacée. Son port de tête était haut, altier, son corps aux formes minces, nerveuses, était tendu, et il émanait d'elle une puissance intense, sans limite, avec quelque chose de sombre. Depuis le début de la guerre, elle avait maigri et ses traits s'étaient accusés. Entre ses mèches de feu, l'arrondi de son menton fièrement dressé, la ligne de ses lèvres finement dessinées, ses pommettes désormais saillantes, composaient un visage d'une beauté stupéfiante. Ce qui frappait le plus était son regard : il ne restait rien de sa transparence rêveuse. Désormais, ses prunelles étaient d'un gris sombre, orageux, possédant un magnétisme étrange, ténébreux et fascinant.
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Editions à la Carte,
novembre 2005, 268 pages,
ISBN 2-88464-664-7
Le livre avait été prévu au départ pour être publié en deux tomes. C'est la raison pour laquelle il est structuré en deux livres.
Le Livre 1, intitulé La Magie perdue, raconte l'apprentissage de Mathéa.
Dans le Livre 2, intitulé La dernière Larme, les héros sont confrontés à une terrible menace qui aboutit à une guerre sans merci.
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